La cathédrale

L'étalement sur cinq siècles de la construction de la cathédrale Saint-Julien (entre le XIe et le XVe siècle) lui confère une diversité de styles. L'édifice religieux est aussi l'un des plus vastes de France, avec ses 134 m de long pour une surface de 5000 m2.

Saint-Julien

détail du vitrail.

Saint julien
© Ville du Mans

L'architecture


La cathédrale s'est métamorphosée au fil des siècles, au gré des styles architecturaux (Plantagenêt, champenois, normand et français) et des maîtres d'œuvre. Des deux cathédrales mérovingienne et carolingienne qui ont succédé au grand temple romain, il ne reste rien. Quant à l'actuel édifice, il est partagé en deux parties correspondant à deux époques. La nef, reprisée et voûtée sous les Plantagenêt, est romane. Elle a été le lieu de célébration des grands événements de cette famille royale (Geoffroy le Bel y a épousé Mathilde, héritière du royaume d'Angleterre ; le premier de leurs trois fils, le futur Henri II, y a été baptisé ; les funérailles de la reine Bérengère, veuve du roi Richard Coeur de Lion, s'y sont déroulées).

Le chœur et les transepts gothiques sont l'affirmation par l'architecture de la puissance capétienne. Le chevet, avec ses arcs-boutants en Y renversé, unique dans les conceptions architecturales de l'époque, est un sommet de l'art gothique. Ses 13 chapelles rayonnantes, son double déambulatoire et le chœur qui culmine à 34 m sous voûtes, forment une élégante pyramide ascensionnelle.

Cathédrale
© Ville du Mans
Les arcs-boutants en Y renversé

un sommet de l'art gothique.


Le mobilier


La cathédrale Saint-Julien possède, avec Notre-Dame de Chartres, le plus bel ensemble de vitraux médiévaux au monde. Le vitrail de l'Ascension, qui se situe dans l'un des bas-côtés gauches de la nef, est le plus ancien vitrail (fin XIe, première moitié du XIIe) encore en place dans un édifice religieux. Les 108 baies du chœur, qui dispensent une grande clarté, contribuent à sa réputation de "cathédrale de lumière", sans oublier la belle rosace du XVe siècle.

Les Anges musiciens


Le concert céleste de 47 anges musiciens (fin XIVe), peint sur les voûtes de la chapelle de la Vierge, est un sommet de la peinture gothique occidentale à rapprocher de la célèbre tapisserie de "l'Apocalypse" d'Angers, dont il est contemporain et stylistiquement proche. II est l'œuvre d'un peintre anonyme de la Cour des rois de France Charles V et VI. Certains des instruments représentés, comme "l'échiquier" (table couverte d'un échiquier avec un clavier sur l'un des côtés), ont aujourd'hui disparu et ne sont connus que par ces peintures.

Les autres richesses


Les tapisseries de Saint-Julien, de Saint-Gervais et Saint-Protais (XVIe) ; les Gisants de Charles IV d'Anjou (XVe) et de Guillaume du Bellay (XVIe) ; les grandes orgues de Simon Hayeneufve (XVIe) avec 66 jeux, quatre claviers et 4500 tuyaux ; les stalles dans le chœur et les panneaux de la sacristie (XVIe) ; le Grand Sépulcre et la Sainte-Cécile de Charles Hoyau (XVIIe).

L'Ascension
© Gilles Moussé - Ville du Mans
Le vitrail de l'Ascension

date du XIe siècle.

 
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