La bataille du Mans

Cette toile est conservée au musée de la Reine-Bérengère, qui rassemble des œuvres d'art et des objets liés à l'histoire de la région du Mans.

Contexte

La bataille du Mans illustre l'un des épisodes les plus tragiques de la guerre de Vendée, la phase finale des combats qui opposèrent, au Mans, Vendéens et Républicains, dans la nuit du 12 au 13 décembre 1793.

Cette guerre civile avait éclaté en mars 1793 à la suite d'un violent soulèvement populaire qui avait embrasé tout l'ouest de la France. À une série de succès vendéens, de mars à juin, avait succédé une guerre d'usure qui s'était achevée par une errance de trois mois entre la Loire et la Manche d'une "armée" vendéenne composée d'hommes, mais aussi de vieillards, de femmes et d'enfants.

Le mardi 10 décembre 1793, vingt mille Vendéens épuisés et malades occupent Le Mans. Le 12 décembre, après avoir repoussé une première attaque, ils sont refoulés par Marceau vers la place des Halles. De nombreux Vendéens tentent de quitter la ville par le pont Perrin dans la confusion et les massacres. Le vendredi 13 décembre, vers 7 heures, Marceau ordonne l'assaut final et se rend maître de la place des Halles. C'est l'épisode que Sorieul a choisi de représenter.

Description

La scène se situe au débouché de la rue des Quatre-Roues, actuelle rue du Docteur-Leroy, vers l'ancienne place des Halles, aujourd'hui place de la République. On aperçoit le pignon des anciennes halles, construites au début du XVIe siècle et détruites en 1822, bâtiment qu'il devait être difficile de voir à cet endroit car situé en réalité beaucoup plus à droite.

Concentrée à la partie inférieure du tableau, l'action s'articule autour de la figure centrale du général Marceau protégeant la jeune aristocrate Angélique des Melliers qui se jette à ses pieds. À droite, autre fait historiquement attesté, le lieutenant-colonel Vidal sauve un officier vendéen, M. d'Autichamp, en lui donnant son uniforme.

De part et d'autre, des soldats républicains empêchent des "patriotes" de s'acharner sur des Vendéens, tandis qu'au centre, au premier plan, deux morts enlacés, un "bleu" et un "blanc", témoignent de la cruauté de cette guerre civile.

Technique

L'ocre, le gris et le brun donnent une tonalité sombre à l'ensemble du tableau, ravivé par des touches de rouge et de blanc. Une lumière dorée balaie la scène, et met en valeur certains groupes qui se détachent ainsi du tumulte.

Intérêt

Cette œuvre, intéressante à plus d'un titre, nous offre de cet évènement une vision caractéristique du milieu du XIXe siècle. Entre réalisme et romantisme, Sorieul tente de conférer une dimension plus humaine et plus noble à l'un des épisodes les plus sanglants de la guerre de Vendée.

Auteur

Originaire de Rouen, élève de Léon Cogniet à Paris, Jean Sorieul s'oriente rapidement vers la peinture d'histoire et se spécialise dans les batailles. Exposé régulièrement au Salon, il s'intéresse à plusieurs reprises aux guerres de Vendée, sujet en vogue dans les années 1840-50.

Origine

Le tableau du musée de la Reine-Bérengère fut exposé au Salon de 1852 et acquis à l'issue de cette présentation par la Ville du Mans.

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7-13, rue de la Reine-Bérengère, au Mans
du mardi au vendredi, (de 10 h à 12 h 30)* et de 14 h à 18 h, samedi et dimanche, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h
* uniquement du 1er juin au 30 septembre
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