L’œuvre de Miosh embellit la Cité du cirque

Depuis vendredi matin (19 juin), Miosh, l’invité d’honneur de Plein Champ Off, transforme la façade arrière de la Cité du cirque.

 

 

© Ville du Mans.

Miosh alias Antoine Martinet réalise actuellement une fresque monumentale sur 12,5m de hauteur. Une commande de la Ville, dans le cadre du budget participatif. L’artiste nous parle de sa création et de sa participation à Plein Champ Off. Rencontre.

Que va représenter votre œuvre ?

Je peins des acrobates, des trapézistes, des équilibristes liés à une chute vertigineuse de tuyaux qui fait référence au monde de la manufacture. Ces corps en mouvement partent de haut, 12,50m pour donner du dynamisme à une foule de personnages qui se jouent de cette chute. Les objets, les personnages s'approprient le contexte architectural pour créer une sorte de chorégraphie. Ces personnages qui semblent plonger sont comme un clin d’œil à l’ancienne piscine. Je suis habitué à peindre en hauteur. Par exemple, j’ai peint deux murs de 25m² de hauteur à Paris dans les 14è et 18è arrondissements ainsi qu’un mur de 24m en Russie, à l’université de Rostov-sur-le Don. J’utilise la peinture sur tous les supports, qu’ils soient petits ou grands, car tous les supports sont intéressants. Cette œuvre devrait être achevée le 28 juin.

Quand avez-vous commencé le street art ?

J’ai toujours dessiné, j’ai cet art dans la peau. Dans mon enfance, quand mon frère faisait des puzzles, moi je préférais faire des dessins. J’ai commencé la création artistique par des graffitis dans les années 2000. Je suis devenu muraliste dès ma sortie des Beaux-arts de Rennes en 2006. Je préfère utiliser le terme de « muralisme » pour qualifier mon travail, en référence au mouvement des artistes muralistes mexicains. Je trouve mon inspiration en connexion avec l’environnement dans lequel j’interviens et mon œuvre présente une dimension narrative. J’apprécie de revisiter les archétypes de l’histoire de l’art, la période Renaissance flamande avec Brugel et Jérôme Bosch.

Que pensez-vous du lancement de Plein Champ ?

C’est très intéressant de pouvoir donner la possibilité aux artistes de s’exprimer dans l’espace public. Et c’est un honneur d’être l’invité d’honneur ! Le street art est un peu comme un musée à ciel ouvert, à la différence que les œuvres sont éphémères. Elles sont situées en extérieur, dans l’espace public et elles peuvent donc évoluer, en fonction de la météo par exemple.